L’acétate de vitamine E [enfin] reconnu officiellement responsable des maladies pulmonaires aux Etats-Unis!

Le vendredi 8 novembre 2019, les autorités sanitaires américaines (CDC) ont annoncé avoir identifié l’agent responsable de l’épidémie d’affections pulmonaires qui a frappé les États-Unis depuis le mois d’août. Cette déclaration fait suite aux nombreuses analyses faites afin de trouver la molécule responsable de 39 décès  et de plus de 2000 cas d’affections pulmonaires.

L”acétate de vitamine E officiellement reconnue responsable

Comme nous vous l’avions annoncé depuis plusieurs semaines, les autorités sanitaires américaines viennent de reconnaître officiellement que la présence d’acétate de vitamine E était responsable des affections pulmonaires aux États-Unis. Anne Schuchat, directrice adjointe du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) a déclaré :”Ces analyses apportent la preuve directe que l’acétate de vitamine E est le principal responsable de lésions dans les poumons”. Les résultats des tests de laboratoire du CDC sur des échantillons provenant de 29 patients provenant de 10 États différents ont tous révélé d’acétate de vitamine E.

Pour rappel, la vitamine E est le plus souvent consommée sous forme de gélules ou d’huile d’application cutanée. Dans ces deux cas, elle est inoffensive pour la santé de l’utilisateur. Cependant, sous forme huileuse (acétate de vitamine E) une fois chauffée et inhalée, celle-ci devient nocive, en obstruant notamment les alvéoles pulmonaires.

Pourquoi une si longue attente ?

Dès l’origine dans ses rapports hebdomadaires, que nous vous présentons chaque semaine dans cet article mis à jour, le CDC avait identifié clairement l’acétate de vitamine E comme potentiellement responsable de cette épidémie d’affections pulmonaires.
En outre, dès le 8 septembre 2019, soit plus de deux mois avant la déclaration du CDC, le département de la santé de l’État de New York indiquait que des niveaux très élevés d’huile de vitamine E  se trouvaient dans les cartouches de cannabis utilisées par les 34 personnes de l’État tombées malades après avoir utilisé des cigarettes électroniques.

Cette absence de réactivité aura tout de même permis à de nombreux États américains de profiter de la situation pour interdire l’utilisation d’arômes dans la cigarette électronique.

Y a-t-il une vraie démarche scientifique derrière toutes ces précautions ou une véritable volonté politique ? L’avenir nous le dira.

Maladies pulmonaires

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